Jeunesse

Chikita lit : des histoires sur qui on veut être…

Tomi Ungerer - les trois brigands - chikita lit

Les trois brigands par Tomi Ungerer paru à l’école des loisirs, 1968

Il y a une chose à laquelle je tiens beaucoup c’est le droit à l’oubli. Le droit de connaître une succession de petites vies à l’intérieur de la grande. De changer. Le droit à l’identité temporaire. Je veux pouvoir être et avoir été.

Et pourquoi pas être plusieurs choses à la fois, et même des choses contradictoires. Tout ça est très lisible dans mon parcours, j’ai une formation initiale très pluridisciplinaire. J’ai déménagé huit fois. En neuf ans de carrière à l’Education Nationale j’ai connu douze établissements scolaires (mais ça je l’ai pas fait exprès… même que je m’en serais bien passé…). Sans compter cette histoire de métissage, mais j’en ai déjà parlé.

Bref je suis plein de moi différents, comme beaucoup de monde sans doute. Comme Tomi Ungerer c’est sûr (attention formulation très certainement maladroite, je ne suis PAS en train de me comparer à Tomi Ungerer. Nope. Rassurez-vous.)

Tomi Ungerer, qui est décédé le mois dernier, était né en Alsace, en 1931. Vous voyez pourquoi je parle de plusieurs identités… Allemand, Français, Alsacien, Tomi Ungerer a passé sa jeunesse à changer d’identité, de langue et même de prénom.

Tomi Ungerer, en quête du soi
Tomi Ungerer - les trois brigands - Chikita lit

Cette question de l’identité, on la retrouve au centre de sa plus grande histoire. Celle des trois brigands. Et de Tiffany.

Les trois brigands, ce sont de vrais méchants. Des qui vous foutent une trouille bleue. Chaque nuit, et suivant une technique bien rodée, ils arrêtent les voitures à cheval et détroussent les voyageurs. Noirs desseins, hache rouge, ils vous glacent le sang… Jusqu’à ce qu’ils tombent sur Tiffany. Petite orpheline qui doit se rendre chez une vieille tante.

Tiffany avec l’innocence de l’enfance, les adopte sur le champ. Obéissant à l’injonction enfantine (parce qu’on ne peut pas faire autrement), ils se transforment en gentils papas et la ramènent avec eux. Dans leur repaire, Tiffany leur demande ce qu’ils vont faire de tout l’or qu’ils entassent depuis des années. Ils ne l’ont jamais touché puisque bien mal acquis ne profite jamais.

Ensemble ils en feront des merveilles.

Droit à l’innocence, droit au changement, droit à l’amour et à la sécurité.

Pas étonnant que ce livre soit devenu en cinquante ans un livre culte de l’enfance.

A lire et à relire.

Chikita

2 commentaires

  • Vanessa

    Quel plaisir de te redécouvrir ainsi. Ton blog est magnifique et d’une grande richesse. Je suis conquise.
    Les trois brigands est un des livres de chevets de ma fille (2 ans 1/2). Le meilleur c’est quand c’est elle qui me le raconte. Bises de nous 2 à vous 4.
    Vanessa & Salomé

    • Chikita

      Mais quelle bonne surprise Vanessa ! Ton commentaire me fait vraiment plaisir ! Je t’embrasse et suis bien contente si ta halte ici a été profitable…
      Chikita

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *