• Jeunesse

    Chikita lit des choses qui lui rappellent son enfance

    Les bizarres T1 : Catastrophe à Huggabie City - Adam Cece - Chikita Lit

    Les Bizarres T.1 : Catastrophe à Huggabie City, par Adam Cece, paru chez Bayard, 2019

    Je suis née au milieu des années 80.

    Quand j’ai été en âge de lire seule, au début des années 90, la production pour la jeunesse était déjà foisonnante. Il existait beaucoup de super titres, moins que maintenant c’est vrai, mais beaucoup quand même.

    Je veux pas la jouer réac mais c’était vraiment une chouette période pour la littérature jeunesse. Je me rappelle avoir grandi avec Marie-Aude Murail, PEF, Susie Morgenstern, Gudule un peu plus tard… Plein d’auteurs géniaux et de parutions (souvent chez l’école des loisirs) de qualité.

    Et bien sûr parmi tous ces titres il y avait ceux de Roald Dahl ! Et Roald Dahl c’était un ton et une plume bien particulière. Beaucoup d’humour et aussi une certaine distance, à l’anglaise. Un style inoubliable pour qui a la chance de l’avoir découvert tôt.

    De nouveaux conteurs, de nouveaux Roald Dahl…

    Et récemment, je me suis lancée dans un titre qui, bien vite, m’a fait l’impression de retomber en enfance et de retrouver cette façon si particulière de raconter qu’avait Roald Dahl. Un narrateur omniscient, un peu facétieux, qui ne peut s’empêcher de donner son avis, de commenter ce qu’il est en train de raconter, de digresser…

    Ce titre c’est un premier tome d’une série à venir écrite par Adam Cece, un auteur australien : Catastrophe à Huggabie City.

    Bayard présente la chose de la manière suivante :

    ” Quelle est la chose la plus étrange que vous pouvez imaginer ? C’est tout ! Et vous appelez ça bizarre ?
    Vous devriez rencontrer Kipp, Tobias et Coralie. Ils vivent à Huggabie City avec une prof de maths sorcière, des piranhas végétariens, un rat qui s’appelle Ralph, un pirate qui déteste les pirates… Tout va pour le mieux jusqu’au jour où une terrible catastrophe frappe la ville : les habitants commencent à devenir terriblement normaux. Et la contagion se propage vite.

    Les trois amis décident de mener l’enquête.
    Leur mission ? Démasquer le coupable pour contrer ses plans.
    Et sauver la ville la plus bizarre au monde !”

    Bon ça part dans tous les sens, c’est loufoque à souhait mais, il y a quand même une histoire (pour ceux qui tiendraient encore à ça…). Un scénario et même des passages vraiment drôles comme :

    “Kipp, Tobias et Coralie se ruèrent dans le premier bâtiment, celui des sciences, coururent jusqu’au deuxième étage et s’enfermèrent dans le placard sous l’escalier, parmi un fatras de balais, de tubes à essai et de matériel en tout genre.

    S’y trouvait également Ralph, rat de laboratoire de son état. Depuis une expérience ratée, Ralph parlait couramment le portugais.

    Bem, bem, bem s’exclama-t-il à la vue des enfants et de l’animal.”

    J’ai vraiment bien aimé.

    Merci à Babelio et aux éditions Bayard pour cette découverte.

    Chikita

  • Chikita

    Nouvelles

    Bon.

    J’ai toute un pile de livres lus et à commenter mais je n’y arrive pas. Mais attention, si je n’y arrive pas, c’est pour de bonnes raisons. Pour de très bonnes raisons…

    Là, il est temps de reparler de ça.

    Ça, c’est quand je disais qu’une très chouette maison d’édition avait bien aimé un texte que je lui avais envoyé.

    – Allez, Chikita lance-toi ! Raconte un peu de quoi il s’agit !

    Okaaaaay ! *craque ses doigts*

    A la demande générale de ma petite voix intérieure je vais m’expliquer : l’année dernière, j’ai décidé d’écrire une histoire. J’étais vraiment motivée. Je n’avais jamais écrit de fiction mais qu’à cela ne tienne, je me suis lancée.

    Je voulais écrire de la mythologie grecque. Parce que je l’ai déjà dit dans tous les sens ici, j’adore ça. Ces histoires ont une puissance en elles qui fait qu’elles ne sont jamais démodées. Pour moi, elles racontent l’humanité, paradoxalement peut être, parce qu’il y est beaucoup question de Dieux quand même…

    Mais justement, ce sont des histoires qui portent en elles des tentatives : comment expliquer le monde (avant les monothéismes et leur pari insensé) ? Comment faire coexister le devoir collectif et le droit personnel ? Comment sortir de la sauvagerie ? Comment se transcender ? Comment respecter les lois naturelles ?

    Bref.

    Il y a quelque chose cependant qui me heurtait et qui continue de me heurter souvent c’est que cette culture si riche, cet univers si dense, quand on est une fille il est difficile de se les approprier.

    Le héros ce n’est jamais nous.

    Nous, on est un trophée, une tentatrice, une sorcière, une vierge éternelle, une hystérique, une femme soumise. On ne suit pas d’arc rédempteur, on n’évolue pas, on ne devient pas.

    La seule qui refuse tout cela et qui est mue par quelque chose de beau et d’intime, par une conviction personnelle, par un choix, par une conscience, c’est la si belle Antigone. Et tout cela ne la mènera nulle part si ce n’est à la mort.

    Bon alors voilà, c’est là que dans la petite tête de Chikita est née l’idée que ce n’était pas possible. Que nos héroïnes grecques étaient plus que ce que les générations précédentes nous ont transmis.

    C’est là aussi que j’ai décidé d’écrire à la jeunesse ce que je pensais, moi, de ces héroïnes.

    De cette volonté est né un petit texte (oui, oui, malgré mon emphase naturelle, je promets que je n’ai pas plus de prétention que de sortir un texte, le plus joli et honnête possible) qui est allé faire une ronde chez plusieurs éditeurs jeunesses. Certains ont aimé l’idée, d’autres pas. Et Gulfstream m’a dit OUI.

    Oui, ils avaient aimé mon idée, mes personnages, ma réécriture.

    Et maintenant, j’ai l’honneur de vous présenter le premier tome de ma série “De l’autre côté du mythe” : Ariadnê.

    Alors ceci n’est qu’une proposition mais c’est à ça que devrait ressembler mon livre.

    Avec mon nom qui ne se cache plus derrière un pseudo…

    Et c’est donc ce bébé qui me prend tout mon temps.

    Je vous promets quand même de continuer à venir ici le plus régulièrement possible. Donner des avis ou des nouvelles. Parce que cet espace j’y tiens beaucoup.

    A bientôt,

    Flora-Chikita